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Metz - Préfecture de la Moselle

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Plan de Metz
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Metz

Autrefois ville forte, citadelle et évêché, capitale du pays Messin, gouvernement de province et particulier, Tacite est le premier qui ait fait; connaître , la capitale des Mediomatrici. Ptolémée , l'Itinéraire d'Antonin et la Table de Peutinger en font aussi mention. Elle avait pris le nom du peuple dont elle était la capitale dès le temps d'Ammmien Marcellin, qui la nomme Mediomatrici; le nom Mettis, d'où est dérivé celui de Metz, était déjà en usage dès le commencement du Vème siècle, et on le trouve dans la Notice de l'empire. Les mesures de la Table et de l'itinéraire confirment les faits historiques sur l'identité de position de Divodurum et de Metz. Six routes romaines qui se joignent à Divodurum conduisent à Metz, en partant d'Augusta Trivororum, Trêves, Argentoratum, Strasbourg, Tullum Toul et Durocortorum, Reims.
Metz, avantageusement situé dans un pays fertile, au confluent de la-Moselle et de la Seille, dont l'une est navigable jusqu'au Rhin, fut pour les Romains un poste important, un agréable séjour. De nombreux, monuments, dont il ne reste plus que de faibles vestiges, attestent le haut degré de splendeur où cette ville était parvenue sous les empereurs. Elle eut un vaste amphithéâtre, une naumachie, des thermes, un palais impérial, des magasins militaires et une garnison toujours nombreuse, pour repousser les Allemands qui saris cesse menaçaient d'envahir les .Gaules. Metz était traversée par six grandes routes, d'où les légions pouvaient au besoin se porter sur tous les points les plus éloignés du vaste, empire romain.

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Affiche de Metz

Sous les enfants de Clovis, Metz devint capitale du royaume, d'Austrasie. Lors de la décadence de la maison de Charlemagne, celle ville et sa province passèrent sous la domination des empereurs d'Allemagne. Ces souverains voulant opposer un rempart à la France qui convoitait, toujours Metz et la Lorraine comme une portion de ce royaume, rendirent Metz puissante et forte en lui laissant une sorte de liberté politique. Devenue libre et rendue imprenable, cette ville fut rarement en paix dans l'intérieur de ses murailles, ayant sans cesse à lutter contre les prétentions d'une bourgeoisie turbulente et celles d'un hautain clergé qui voulait l'asservir. La convoitise de la France, les agressions perpétuelles des ducs de Lorraine, les ravages des grandes compagnies, la protection chèrement achetée de la cour, de Rome et de l'empire devinrent autant de causes de révolutions qui préparèrent la chute de la république messine. En 1552, sous Henri II, Metz, obligée de recourir au protectorat de là France perdit sa liberté.


Note

Charles-Quint voulut s'en emparer en 1552, et la défense de Metz par le duc de Guise fut comptée parmi les évènements les plus marquants du XVIème siècle, Charles-Quint avait passé le Rhin le 13 septembre avec une armée de soixante mille hommes. Il avait sous ses ordres le marquis de Marignan et le duc d'Albe, qui étaient renommés pour leurs talents militaires. Le 19 octobre, cette armée parut devant Metz, et le duc d'Alble commença aussitôt à investir la place. Charles-Quint s'était arrêté à Thionville car sa santé délabrée ne lui avait pas permis de supporter plus longtemps la vie des camps. Henri Il, de son côté, avait assemblé une armée à 40 kilomètres à l'ouest de Metz ; mais ses généraux lui conseillèrent de laisser l'armée impériale se fatiguer à un long siège dans une saison si défavorable, plutôt que de lui présenter la bataille. Ainsi le roi se borna à envoyer des corps détachés pour inquiéter l'ennemi et lui couper les vivres. Les Impériaux s'opiniâtrèrent cependant à continuer le siège, et déjà l'artillerie avait ouvert de larges brèches dans là muraille. Mais derrière ces brèches s'élevaient de nouveaux remparts qui défendaient l'entrée de la ville assiégée. Tous les assauts fuient repoussés, et il devint impossible de ramener à l'attaque les Impériaux découragés, Charles-Quint voulut encore une fois essayer sur ses soldats l'effet, magique de sa présence et il se fit transporter au milieu du camp ; leur courage en fut ranimé, mais le dernier effort fut encore impuissant. Déjà onze mille coups de canon avaient été tirés contre les remparts de Metz ; les soldats, enfoncés dans la fange glacée, moissonnés par les maladies, étaient hors d'état de combattre ; enfin l'empereur leva le siège, le 1er; janvier 1553 après avoir vu périr trente mille de ses meilleurs soldats. «:La fortune, dit-il, avec une douleur amère, n'aime point lès vieillards !» et il ordonna la la retraite qui fut désastreuse.

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Plan des fortifications de Metz

Depuis lors Metz n'a point cessé d'appartenir à la France.
L'industrie messine a été longtemps florissante. Au moyen, âge Metz était une ville de luxe et dé plaisirs. De tous les points de l'Allemagne on accourait à ses fêtes, «Si j'avais un Francfort, disait-on, je le dépenserais à Metz.» Les infinies variétés des monnaies de l'Europe y avaient habituellement cours ; soixante changeurs suffisaient à peine au commerce d'argent qui s'y faisait.
Metz est une des villes dé l'Europe, les plus anciennement pavées, et l'une de celles où l'on ait fait le premier usage d'artillerie : on y avait une artillerie volante dès 4512. L'imprimerie y fut introduite en 1480 : ainsi Metz.est l'une des dix premières cités françaises où l'art de Gutenberg se soit introduit.
Dans le cours du XVème siècle, on y jouait des comédies de Térence et beaucoup de mystères ; ces dernières représentations eurent lieu à Metz presque aussitôt qu’à Paris.
L'étendue et la population de Metz ont singulièrement varié : sous les Romains ; cette ville s'étendait entre les rives de la Seille et de la Moselle, dans une étendue de 6 kilomètres A la fin du XVème siècle; il fallut la resserrer pour résister à Charles VI et au duc de Lorraine, René Ier Resserrée de nouveau en 1552, elle perdit ses faubourgs; ses riches église et ses monuments somptueux, et devint une ville forte de premier ordre. La révocation de l'édit de Nantes, fatale à son industrie et à sa civilisation, l'a été plus encore à sa population. D'autres évènements malheureux là réduisirent à 22 000 âmes, de 60 000 qu'elle était avant l'invasion de Charles- Quint.

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Metz, principale cité de la Lorraine, devenu allemande en1870 et redevenue Française après la Grande Guerre de 14-18 est bâtie sur la Moselle qui forme à cet endroit plusieurs bras. Dans certaines parties de la ville, les bras de la rivière coulent dans des fossés bordés de trottoirs sur lesquels s’élèvent de grandes constructions qui donnent à ces fossés l’aspect des rues vénitiennes. Tout autour de la ville s’étendent les plaines de la Moselle ; tristes témoins des évènements cruels de 1870./

Celle ville est généralement bien bâtie et décorée de plusieurs beaux édifices. Toute la partie de la ville située sur la rivé droite de la Moselle est bâtie en amphithéâtre, celle qui occupé la rive gauche est unie. Là plupart des rues, quoique élargies et alignées depuis un siècle, sont encore étroites, tortueuses et incommodes, quelques-unes de celles qui se trouvent sur la rivé droite de la Moselle sont escarpées et inabordables aux voitures. Metz est après Strasbourg la ville la mieux fortifiée de la France. Metz est environné au couchant et traversé par la Moselle. La Seille entre dans la villes au sud après s'être auparavant partagée eu deux bras, dont le plus petit baigne les murs des remparts et y entretient une eau verdâtre et vaseuse ; le bras qui entre dans la ville est retenu par plusieurs vannes, fait tourner plusieurs moulins, et sert principalement aux tanneries. On passe ces deux rivières sur dix-sept ponts.

Note

La plupart des maisons de Metz sont bâties solidement en pierres de taille ; presque toutes se composent d'un rez-de-chaussée surmonté de deux ou trois étages. Quelques constructions du moyen âge, de la renaissance ou du XIXème siècle sont décorées de bas-reliefs. Dans certaines rues les maisons, peu profondes, ne se composent que d'un seul corps de logis ; dans d'autres elles en présentent jusqu'à trois et quatre, séparés les uns des autres par de petites cours humides et mal aérées.
On peut diviser la population en trois classes sous le rapport des cultes qu'elle professe : la majorité est catholique, la seconde classe juive, la troisième protestante. Autrefois des lignes de démarcation bien tranchées les séparaient. Il n'en est plus de même aujourd'hui: catholiques, calvinistes, israélites, vivent confondus et dans la plus parfaite harmonie. Les juifs ont commencé, depuis trente années, à quitter leur quartier humide et malsain pour habiter les autres parties de la ville. Quelques alliances même out lieu entre la jeunesse des autres cultes et la leur ; la mise des enfants d'Israël devient de jour en jour plus conforme encore à celle des autres habitants, et si les plus dévots d'entre eux conservent encore le vaste chapeau à trois cornes, la culotte de velours et la barbe en pointe, au moins ou ne voit plus les chapeaux jaunes, les manteaux noirs, les rabats blancs et les barbes sales qui faisaient des juifs du XVème siècle une race toute spéciale, vouée à la risée publique.

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Plan des fortifications de Metz

On compte à Metz neuf portes garnies de ponts levis, dont six seulement servent aux relations extérieures ; plusieurs de ces portes sont répétées deux, trois et même quatre fois, suivant les différents ouvrages de fortifications qui les défendent. Ce sont la porte de St-Thiébaut, aboutissant à la route de Nancy et du midi du royaume ; celle de France, à la route de Paris; celle de Thionville, aux routes de Longwy, Thionville et de toute la Belgique ; celle, des Allemands, aux routes de Sarrelouis, de Mayence et de toute l'Allemagne; celle de Mazelle conduit à Strasbourg, et c'est par là qu'arrivent les riches produits des salines royales de là Meurthe. La porte du Saulcy conduit dans une île de la Moselle, occupée par des chantiers de bois, par la poudrerie et par une lunette qui couvre l'ouest de la ville et les deux bras de la Moselle. La porte de Chambière conduit à une autre île où sont le polygone de l'artillerie, le champ de manœuvre de la garnison, le port de la ville, des fabriques et diverses habitations, le cimetière des deux premières sections ; la porte de Ste-Barbe, située à l'extrémisé de la rue principale du quartier des juifs, ne conduit qu'à l'arsenal de l'artillerie placé dans une île delà Seille, entre les remparts de la ville et le fort de Belle-Croix. Les anciennes fortifications ont été remplacées par des ouvrages immenses construits d'après le nouveau système de défense, exécutés sous les ordres des maréchaux de Vauban et de Belle-Isle. Les plus importants sont les forts de Belle-Croix et de la Double-Couronne. Le premier, commencé en 1731, couvre toute la partie orientale de la ville , depuis la porte des Allemands jusqu'à la Moselle ; il est établi sur le coteau de Désiremont, qui prit le nom de Belle-Croix, à cause d'une grande croix placée autrefois sur son sommet. La science des fortifications a été, pour ainsi dire, épuisée dans la construction des ouvrages de ce fort, qui ont un très grand développement. La première pierre du fort de la Double-Couronne ou de la Ville-Neuve a été posée par le maréchal de Belle-Isle, le 29 juin 1728; les troupes qui y ont travaillé ont campé pendant deux ans dans la plaine du Ban-St-Martin. Ce fort, qui a une double enceinte de fossés remplis d'eau, , et dont les fortifications rasantes sont d'une approche très difficile, a été achevé en trois ans ; il défend la partie septentrionale de la ville

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En mai 1877, un feu d’artifice organisé depuis le toit de la cathédrale en l’honneur de l'empereur Guillaume Ier, provoque un incendie qui détruit totalement la toiture mais épargne l’intérieur de la cathédrale.

En 1737 on construisit entre les portes de St-Thiébaut et de Mazelle une redoute considérable en terre, qui prit le nom de Pâté. Lorsqu'on élève les eaux de la Seille, elle forme une ile, et l'on y pénètre de l'intérieur de la place par une galerie souterraine.
Au moyen de la retenue qui se fait au pont des Arènes et aux écluses des Allemands, les eaux de la Seille s'exhaussent de. 8 m., el forment un lac qui s'étend à plus de 4 kilomètres. De l'une des portes les plus importantes, celle de St-Thiébaut, on arrive par un chemin très court au centre de la ville, à l'une des plus belles promenades qui existent en Europe. Les premières allées de cette promenade furent plantées d'arbres en 1790 ; mais elle s'agrandit beaucoup lorsqu'en 1802 on entreprit de combler les fossés larges et profonds de la citadelle , sur lesquels elle est établie. Achevée en 1816 , elle offre à la vue le plus riant spectacle.. De là se découvre aux yeux le superbe bassin de la Moselle, un paysage riche et varié, de vastes prairies, de nombreux villages groupés en amphithéâtre sur les coteaux qui bornent l'horizon du sud au nord, et qui, tapissés de vignes, couronnés de bois, présentent l'aspect le plus gracieux. Entre les rues de cette promenade on a formé une grande place d'armes pour les exercices et parades militaires.



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