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Orléans - Préfecture du Loiret

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Plan d'Orléans
Chambre de Commerce de Orléans

De savantes discussions se sont élevées entre les érudits pour savoir si Genabum était bien Orléans. Dulaure, après l'abbé Lebeuf, a prétendu que le lieu désigné sous ce nom dans l'Itinéraire d'Antonin et la Table de Peutinger était Gien. Malgré les raisons qu'ils ont fait valoir, la question n'est pas encore vidée, et nous continuerons à attribuer à Orléans les faits qui, dans les Commentaires de César, se rapportent à Genabum.
Cette ville était, après Autricum(Chartres), la principale ville des Carnutes; le conquérant de la Gaule s'en empara dans sa première campagne; il en fit le centre de ses opérations militaires dans la Celtique, et un grand nombre de Romains s'y établirent pour commercer. Mais, dans la campagne de Vercingétorix, les Carnutes s'unirent contre les Romains à toutes les autres confédérations gauloises, et les Italiens qui s'étaient établis à Genabum furent égorgés. Nous avons vu que César tira de cette trahison une vengeance éclatante : Genabum fut livrée aux flammes. Grâce à son heureuse situation sur la Loire, cette ville ne tarda pas à renaître ; l’administration romaine lui fut favorable, et Genabum prospéra jusque vers la fin du III ème siècle de notre ère. A cette époque, une invasion de barbares la ruina entière ment. L'empereur Aurélien, qui mérita le surnom de Restitutor Galliarum, la releva de nouveau et en 274, lui donna son nom. On raconte qu'un motif personnel amena Aurélien au cœur de la Celtique. Le pays des Carnutes, nom dont l'étymologie semble se retrouver dans les monuments funèbres, cairns, qui peuplaient les vastes solitudes du centre de la Gaule, était l'un des plus religieux de cette contrée. L'empereur avait entendu dire que les druides étaient visités par l'esprit de prophétie au fond de leurs forêts mystérieuses et lisaient dans l'avenir ; il voulut les consulter pour savoir quel serait le sort de sa race et si elle régnerait. Genabum profita du séjour d'Aurélien ; cette ville s'éleva en peu de temps à une haute prospérité et s'entoura de fortifications qui la préservèrent des ravages des Alains et des Vandales pendant la grande invasion de l’an 406. Nous avons vu plus haut que les fortes murailles d'Orléans et les prières de saint Aignan, son évêque, n'eussent pas préservé cette ville de la fureur des Huns conduits par Attila, sans l'intervention du patrice Aétius et d'une armée romaine.

Porche de la cathédrale d'Orléans

Clovis, Clodomir, Clotaire, Gontran, Clotaire II possédèrent successivement Orléans. Plusieurs assemblées des principaux seigneurs francs eurent lieu dans cette ville en 642 et 666 pour discuter les intérêts généraux de la nation, et un concile y fut tenu en 645 pour arrêter les progrès de l'hérésie monothélite. En 743, l'évêque d'Auxerre profita de l'absence d'Eucher, évêque d'Orléans, pour envahir les biens de son église et s'emparer d'Orléans même.
Charlemagne donna à Orléans pour évêque l'illustre Théodulfe, qui a attaché son nom, à côté de ceux d'Alcuin et d'Éginhard, à la renaissance littéraire de cette époque.
Louis le Débonnaire visita plusieurs fois cette ville et y tint plusieurs assemblées à l'occasion des révoltes de ses fils.
En 842, Charles le Chauve s'y fit couronner en grande pompe dans l'église Sainte-Croix. Le règne de ce roi fut marqué par les premières incursions de ces pirates normands qui, pendant un siècle et demi, ravagèrent tout l'empire carlovingien. Orléans ne fut pas épargné par ces terribles ennemis en 856, ils saccagèrent la ville et y mirent le feu ; neuf années plus tard, ils reparurent ; la cathédrale Sainte Croix résista aux flammes, mais les églises Saint Aignan et Saint-Euverte, bâties hors des murs, furent entièrement détruites; les murailles de la ville furent renversées. L'un des successeurs de Louis le Bègue, Carloman, réédifia en partie la ville et lui accorda le droit d'élire ses évêques. En 895, les barbares se montrèrent de nouveau devant ses murs, mais une somme d'argent qui leur fut comptée par l'évêque les décida à remonter dans leurs barques.
Robert le Fort avait été mis par Charles le Chauve en possession du comté d'Orléans, compris dans le duché de France cette ville devint l'une des principales possessions des premiers Capétiens. Hugues Capet y tint, en 988, assemblée des principaux évêques et seigneurs de ses vastes domaines, dans laquelle il fit confirmer son usurpation et sacrer par avance son fils Robert pour lui assurer son héritage. Ce fut aussi dans cette ville que Hugues renferma son compétiteur, l'héritier carlovingien, Charles de Lorraine, après s'en être rendu maître, en 989. Robert, qui était né à Orléans, aima particulièrement cette ville et se plut à y résider avec sa seconde femme, la cruelle Constance. Une hérésie manichéenne fut découverte, en 1022, à Orléans; beaucoup de clercs furent condamnés aux flammes: on rapporte que, pendant le trajet de ces infortunés de la prison au bûcher élevé sous les murs de la ville, la femme du pieux Robert creva avec un poinçon les yeux du prêtre hérétique, Lisoie, qui avait été son confesseur. Les persécutions atteignirent, à la même époque, un grand nombre de juifs. Philippe 1er ne parut qu'une seule fois à Orléans ce fut en 1077, pour y tenir son parlement dans le palais du Châtelet. Louis VI le Gros se fit sacrer dans la cathédrale de cette ville par l'évêque de Sens, en 1108. Vers la fin du même règne, le pape Innocent II et le roi d'Angleterre Henri 1er se rencontrèrent dans cette ville du roi de France. Louis VI avait accordé de grands privilèges aux Orléanais, qu'il appelait ses compatriotes leurs milices marchaient de pair avec celles de Paris ; mais il se garda bien de donner à Orléans, une charte comme aux villes de Noyon, Soissons, Beauvais, etc., qui se trouvaient sous la dépendance de ses vassaux.


Vue d'Orléans

L'année de la mort de ce roi, en 1137, Orléans réclama quelques droits d'affranchissement ; mais beaucoup des habitants qui s'étaient rebellés périrent de male mort. Louis VII fit cependant quelques concessions, mais n'alla pas jusqu'à accorder une charte communale ; il interdit aux prévôts et officiers royaux toutes vexations contre les bourgeois d'Orléans et promit de ne plus altérer ses monnaies. Dix ans plus tard, le droit de mainmorte fut aboli, et, en 1163 et 1178, quelques abus et impôts vexatoires furent supprimés enfin en 1183 Philippe-Auguste exempta des tailles les habitants d'Orléans, moyennant une redevance de deux deniers sur chaque mesure de vin et de blé. Tous les privilèges d'Orléans se bornèrent à ces concessions ; jamais cette ville n'obtint une juridiction municipale qui eût empiété sur celle de la prévôté du roi. Mais, si Orléans ne put réussir à devenir une commune comme plusieurs des cités courageuses et persévérantes des bords de la Somme ou de la Flandre, et comme quelques-uns des riches municipes du midi de, la France, elle n'eut pas la vie orageuse de ces cités. Sa prospérité se développa dans le calme et sous la protection des rois dans tout le cours des premiers siècles de la dynastie capétienne jusqu'au temps des Valois, et des calamités qui n'épargnèrent presque aucun point du territoire français pendant la guerre de Cent ans.
Sous les règnes de Philippe-Auguste et de saint Louis, Orléans composa le douaire de deux reines dont la destinée fut bien différente la première fut la malheureuse princesse danoise Ingelburge femme de Philippe, qui avait quitté avec joie les froides régions du Nord pour la France, où on lui avait promis le bonheur. Elle était pieuse et assez belle ; cependant, elle excita l'aversion du roi le jour même de son mariage, et, sans qu'il eût aucun motif de la haïr, il refusa le reste de sa vie d'habiter avec elle. Ingelburge se retira à Orléans, où elle passait ses jours à prier et à pleurer son étrange veuvage. Elle mourut à Corbeil en 1236, âgée d'environ soixante ans. La seconde reine qui eut en douaire Orléans fut Marguerite de Provence, pieuse compagne du roi saint Louis.
Les malheurs qui ne tardèrent pas à fondre sur Orléans commencèrent, dans le XIIIème siècle, par l'irruption des pastoureaux dans la ville. Leur chef, le Maitre de Hongrie se mit à prêcher le peuple, un des écoliers qui l'écoutaient lui reprocha de tromper les habitants de la ville et fut mis à mort; ce fut le signal d'un massacre général et d'un pillage de la part de ces brigands aujourd'hui encore Orléans a une rue qui porte leur nom. Sous Philippe le Bel s'effectua dans la ville un changement important l'enceinte fut élargie et un bourg voisin y fut enfermé. En 1302,Orléans fut alors partagée en douze quartiers, pour chacun desquels le roi Philippe institua un notaire. Depuis longtemps les écoles d'Orléans étaient fameuses ; les jeunes gens de la plus grande noblesse y venaient étudier, et leur nombre était considérable. Philippe le Bel, qui semble avoir affectionné particulièrement Orléans, accorda à ces écoles le titre d'université en 1309.
Dans les premières années de la guerre de Cent ans, Orléans échappa aux ravages des Anglais ; le prince de Galles et Robert Knolles l'assiégèrent trois fois inutilement sous Jean le Bon et Charles V, en 1356, 1359 et 1370. La mort de Philippe, fils de Philippe de Valois, réunit le duché d'Orléans à la couronne. Nous avons dit plus haut que Charles V jura aux habitants que jamais leur ville ne serait distraite de la monarchie, et que son faible successeur, Charles VI, fut le premier à violer la parole de son père; les résultats de l'élévation de Louis, frère de Charles VI, furent désastreux; la lutte des Armagnacs et des Bourguignons, l'alliance de ces derniers avec les étrangers fut la conséquence de cet acte impolitique. Les Anglais s'emparèrent de presque tout le royaume, prirent les villes situées, autour d'Orléans et vinrent mettre le siège devant cette ville. Leur armée était commandée par le comte de Salisbury. Le roi Charles était réduit à la dernière extrémité, il avait épuisé toutes ses ressources la plupart de ses serviteurs l'avaient abandonné. Quant au peuple, il était dans la plus grande misère et avait vu les bords de la Loire ravagés par la famine, les maladies et la guerre. Le dernier espoir de la royauté était placé dans Orléans cette ville prise, les Anglais se répandaient au midi de la Loire, et le roi de France n'avait plus de retraite que dans les montagnes de l'Auvergne ou du Dauphiné. Mais, si Charles était abandonné des principaux seigneurs, il était aimé des petits gentilshommes et de la bourgeoisie les gens des campagnes savaient," même aux extrémités de la France, à quel abaissement la trahison avait réduit leur gentil roi ; son malheur le rendit populaire eux, ils avaient vu leurs récoltes brûlées, leurs chaumières détruites, et dans leur imagination s'unissaient les malheurs du roi et du pauvre peuple.


Vue d'Orléans

La triste guerre de Cent ans eut du moins pour résultat de faire sortir la nationalité du sol français. Ce fut du fond des campagnes que vint le salut de la monarchie nous devons avec regret nous restreindre à ce qui, dans l'histoire de Jeanne d’Arc, concerne Orléans mais chacun sait son enfance, sa piété, sa pieuse et patriotique vocation. Toute l'attention des partis se concentra sur la ville assiégée on voyait que là allait se décider si la France resterait française ou appartiendrait aux Anglais ceux des plus braves capitaines qui étaient demeurés fidèles, Dunois, bâtard d'Orléans, le sire de Gaucourt, Xaintrailles, le sire de Vitry, le sire de Villars, le maréchal de Boussac, La Hire, le sire de Chabannes et plusieurs autres s'enfermèrent dans la ville avec des gens de guerre, les habitants de leur côté firent bonne contenance et s'apprêtèrent à les aider de tout leur pouvoir. Le chef de l'armée anglaise, Salisbury, résolut d'avoir Orléans par famine et l'entoura de plusieurs bastilles et de forts; mais la ville était trop vaste pour que le blocus pût être rigoureux les attaques commencèrent contre la place le 12 octobre 1428 ; Salisbury fut tué dès le début du siège et remplacé par Suffolk quelques secours vinrent aux assiégés à l'entrée de l'hiver; de son côté, le régent anglais, Bedford, envoyait souvent des subsistances à l'armée assiégeante. Le 12 février 1429 eut lieu à Rouvrais un combat dit Journée des Harengs, où les Français, qui avalent essayé d'intercepter un convoi de vivres aux ennemis, furent entièrement battus. Cet événement abattit beaucoup le courage des assiégés, et ils s'attendaient à succomber s'il ne leur venait quelque secours inespéré. Ce secours leur vint en effet. La vierge de Domrémy et de Vaucouleurs arriva à Gien quelques jours après la Journée des Harengs, et les Orléanais reprirent courage au bruit des miracles qui s'accomplissaient autour d'elle, et de sa missionmer veilleuse.Ce ne fut cependant qu'au mois d'avril que Jeanne put commencer à secourir la ville. Elle se rendit d'abord à Blois, où l'on préparait un convoi de vivres pour les assiégés ; là, elle s'entoura d'une troupe de chevaliers et de gens d'armes auxquels elle ordonna avant tout de se confesser et de cesser les blasphèmes et de mener bonne vie, car, à ses yeux, sa mission était toute religieuse et ses compagnons devaient comme elle se placer sous la protection divine. Le convoi fut introduit dans Orléans malgré les obstacles que présentait une semblable entreprise ; les hommes d'armes qui étaient venus avec Jeanne s'en retournèrent à Blois, et elle fit seule son entrée dans Orléans sur un cheval blanc, entourée du bâtard Dunois et de tous les vaillants hommes de la garnison. L'enthousiasme fut général dans la ville, et les Anglais, au contraire, furent saisis de crainte ; ils répondirent à deux lettres que Jeanne leur avait fait tenir, pour les engager à lever le siège, par de grossiers outrages; mais ils se renfermaient dans leurs bastilles et n'osaient se montrer dehors. Quelques jours après l'arrivée du renfort conduit par la Pucelle, on apprit qu'un convoi allait arriver aux ennemis et qu'il serait conduit par l'Anglais Falstaff, qui avait battu les assiégés à la Journée des Harengs. Jeanne, accablée des fatigues qu'elle avait endurées dans une journée passée toute en marches et en batailles était endormie lorsque la nouvelles se répandit dans la ville qu'un corps de troupes anglaises était aux prises avec une partie de l'armée assiégée et avait le dessus. Jeanne se fit aussitôt armer, reprochant à ceux qui l'entouraient et à son écuyer d'avoir laissé couler le sang des braves gens sans l'avertir. Les hommes d'armes français, après avoir tenté une attaque d'abord heureuse sur une bastille anglaise, étaient accablés sous le nombre et fuyaient, lorsque arrivèrent la Pucelle et Dunois. A la vue de ce secours, ils retournent, le combat change de face ; Jeanne y prend part et charge les Anglais avec le plus grand courage. Quelques jours après, elle se mit à la tête d'un petit nombre d'hommes d'armes, fit une sortie, prit et brûla une bastille aux Anglais. Dans plusieurs circonstances, la jeune fille se trouva en désaccord avec les chevaliers dans le conseil ; à leurs résolutions elle opposait les avis qui lui venaient de Dieu, son messire, et elle avait pour elle les bourgeois et le peuple. Elle tenta, malgré l'avis du sire de Gaucourt, gouverneur de la place, une sortie du côté où les Anglais avaient un grand bastion bien fortifié et leurs meilleures troupes ; l'assaut fut rude et dura depuis dix heures du matin jusqu'à une heure après midi sans succès. Jeanne, voyant que les siens étaient las et allaient céder, prit une échelle, l'appliqua contre le rempart et y monta la première ; à ce moment, un trait la frappa entre le cou et l'épaule ; elle fut renversée, et les Anglais l'entouraient déjà quand le sire de Gamaches arriva à son secours et la fit emporter dans la ville. On allait sonner la retraite ; elle s'y oppose, remonte à cheval malgré ses souffrances, retourne au combat ; la mêlée devient horrible, sanglante ; mais tous s'encourageaient à suivre la bannière de la jeune fille qui marchait toujours en avant, et on disait que saint Aignan, patron de la cité, et l'archange Michel combattaient avec les Français ; les Anglais furent tournés dans leur forte position, et leur chef, Guillaume Gladesdale, périt avec un grand nombre de ses plus braves soldats. Quelques jours après, le siège fut levé (avril 1429).

Sur les pavés d'Orléans

Nous avons dit plus haut les faits se rattachant à l'histoire d'Orléans pendant la Réforme, la Ligue, la Fronde et la Révolution.
La ville fut occupée par les alliés en 1870, à la suite des combats de Toury, elle reçut, le 2 octobre, 27 officiers prussiens faits prisonniers par.la jeune armée de la Loire; mais après le combat d'Artenay, le 11 octobre, elle tomba au pouvoir des Allemands, qui y mirent à feu et à sac les faubourgs des Aydes, Bannier et Saint-Jean. Dans la matinée du 10 novembre, les cloches d'Orléans et des villages voisins sonnèrent à toute volée c'était la victoire de Coulmiers qu'elles célébraient, victoire qui, en délivrant Orléans, aurait pu ouvrir à l'armée de la Loire le chemin de Paris ; mais déjà, pendant la nuit, l'armée allemande avait évacué la ville et pris la route d'Étampes, où, se rapprochant de sa base d'opérations, le cercle d'investissement de Paris, elle devait trouver de puissants renforts.
A la suite d'un conseil de guerre, il fut décidé qu'on fortifierait à la hâte Orléans et que Paris resterait l'objectif ; mais pendant qu'on travaillait au camp retranché, le prince Frédéric-Charles et le duc de Mecklembourg approchaient avec leurs forces combinées. Alors les 15, 16, 18 et le 20 corps reçurent l'ordre de se porter en avant, pendant que le reçurent l'ordre de se porter en avant, pendant que le 17ème corps devait garder Orléans. Après trois jours de combats héroïques, ils durent céder au nombre et se replier sur la ville, qui n'était pas défendable, l'ennemi étant maître de tous les débouchés de la forêt. Sommée d'avoir à évacuer la place, sous peine de bombardement, l'armée française dut se retirer, et le 5 décembre, à minuit, les Prussiens occupèrent le chef-lieu du Loiret, qui ne fut libéré définitivement que le 16 mars 1871.
Située sur la pente d'un coteau fertile, au bord de la Loire, la ville d'Orléans est en général d'un aspect agréable; si les rues des vieux quartiers sont mal bâties, celles des quartiers neufs sont larges, bien percées et bordées de belles constructions, les faubourgs sont extrêmement étendus. Reliée au faubourg Saint-Marceau par un pont sur la Loire, elle possède de beaux quais d'agréables promenades. Les monuments remarquables sont l'église cathédrale, l'une des plus belles de France ; elle est connue sous le nom de Sainte-Croix et s'é lève sur l'emplacement de la cathédrale qui portait ce nom au moyen âge. Sa construction fut commencée en 1600, sous le règne de Henri IV ; l'ancienne église avait été détruite pendant les guerres de religion. Aujourd'hui, elle est entièrement achevée. Sa masse est imposante, et ses deux tours, qui s'élèvent en trois étages, soutenues par de minces colonnettes, ornées de clochetons et se terminant en forme de couronnes, sont d'une grâce et d'une légèreté pleines de charme. Beaucoup de détails de l'édifice portent le caractère du gothique flamboyant, et çà et là s'y trouvent comme involontairement mêlés des souvenirs de la Renaissance. L'aspect général au dedans et au dehors est d'un grand effet, et ce monument est digne d'être l'ornement principal d'une grande ville. Seulement, une flèche qui s'élève entre les deux tours et s'incline fortement vers la droite, sans doute faute de solidité dans sa construction, nuit à la beauté de l'ensemble.



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